Musée du web > La culture du web > Les cybercafés
Payer à l'heure un ordinateur connecté pour aller sur le Web, lire ses mails, chatter avec micro et casque ou jouer en réseau.
| Naissance | 1994 |
|---|---|
| Devenu | En net déclin en France depuis la fin des années 2000, avec Internet à la maison puis les smartphones. Ils survivent surtout comme salles de jeux en réseau, en particulier en Corée du Sud. |
| Dernier propriétaire | Né à Londres, avec le Cyberia en 1994 |
| Famille | La culture du web |
| Où le revoir | Wikipédia, Wikipédia (en anglais) |
En 1984, à Santa Monica, les artistes Kit Galloway et Sherrie Rabinowitz créent un « café électronique » pour le festival artistique des Jeux olympiques de Los Angeles. Le projet s'appelle CAFE, pour « Communication Access For Everyone ». source
Début 1994, Ivan Pope invente le concept et le nom de cybercafé pour un événement de l'Institute of Contemporary Arts de Londres. Le 1er septembre 1994, le Cyberia ouvre à Londres, fondé par Eva Pascoe, Gené Teare et David Rowe. source
À Paris, l'Orbital Café, 13 rue de Médicis, ouvre en avril 1995, puis le Cybercafé de Paris en juin 1995. Le premier de province, le Cyb.Estami.Net, ouvre à Marseille le 2 mai 1995, créé par Fabienne Ellena. source
On y va pour le Web, les mails et le chat avec micro et casque, mais aussi pour scanner ou imprimer. Beaucoup proposent des jeux en réseau : tir à la première personne, jeux de rôle en ligne, stratégie. Le partage de fichiers en pair-à-pair y est souvent bloqué pour garder de la bande passante. source
La loi antiterroriste du 23 janvier 2006 soumet les cybercafés aux mêmes règles que les fournisseurs d'accès. Le décret paru au Journal officiel le 26 mars 2006 les oblige à conserver un an les données de connexion de leurs clients. source
Avec les smartphones, les cybercafés déclinent. En Corée du Sud, leur nombre passe de 19 000 en 2010 à 15 800 en 2012. En Chine, un rapport de 2011 compte 130 000 fermetures en six ans, pour 144 000 restants. En France, le déclin est net depuis la fin des années 2000. source
Le National Communication Museum de Melbourne, ouvert en septembre 2024, présente un cybercafé reconstitué. En Corée du Sud, des cybercafés tournent toujours pour le jeu en ligne. source
Le nom et le concept naissent à Londres début 1994, avec Ivan Pope. Le Cyberia ouvre à Londres le 1er septembre 1994 et fait partie des premiers. Un « Electronic Café » relié à des services en ligne existait déjà à Séoul depuis mars 1988. source
L'Orbital Café, 13 rue de Médicis à Paris, en avril 1995, suivi du Cybercafé de Paris en juin 1995. En province, le premier est le Cyb.Estami.Net à Marseille, le 2 mai 1995. source
Internet s'est installé dans les foyers, puis les smartphones connectés en 4G et 5G ont pris le relais. En France, le déclin est net depuis la fin des années 2000. source
Oui. Depuis la loi du 23 janvier 2006 et son décret du 26 mars 2006, un cybercafé doit conserver un an les données de connexion, comme un opérateur. source
Tu y étais ? Raconte : ton pseudo, ce que tu y faisais, l’année.
Une page perso comme à l’époque, avec livre d’or et compteur, en deux minutes : Créer ma page
1989-aujourd’hui
Décorer sa page perso de petites animations en boucle, puis répondre en image dans les conversations.
transformé1992-aujourd’hui
Écrire « slt sa va ? » ou « a2m1 » pour tenir dans 160 caractères et taper vite sur un clavier à dix touches.
transformé1997-aujourd’hui
Se connecter à Internet par la ligne du téléphone, en écoutant le modem siffler, sans pouvoir téléphoner pendant ce temps.
transformé1998-aujourd’hui
Désigner puis copier le look de la fin des années 1990 et du début des années 2000 : chrome, plastique translucide, couleurs vives et technologie rétrofuturiste.
fermé en 20131995-2013
Chercher une page sur le web avant Google.
fermé en 20021995-2002
Se connecter à un internet « fermé » pour la famille, avec ses propres services, le web venant en plus.
fermé en 20091993-2009
Chercher dans une encyclopédie sur CD-ROM ou en ligne pour ses devoirs.
fermé en 20091995-2009
Se connecter à Internet par modem puis par ADSL, avec une adresse mail @club-internet.fr.
« GeoCities (1994)Tout le muséeNetscape Navigator (1994) »
Sources
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